[eBook] Journal 1990-1992 ; l'avenir est à personne

Résumé

« Je hais la guerre », écrit Julien Green le 3 septembre 1990. L'enfance affamée condamne les fanatiques, les habiles, les héros du jour. L'ingérence humanitaire elle-même n'est-elle pas sujette à caution ? Ce nouveau volume du "Journal" est sombre : comment en serait-il autrement quand « tout se hâte vers le gouffre d'un bout à l'autre du monde » ? Le SIDA, la liberté d'expression en danger, les violences aveugles: nous vivons sans bien le savoir dans l'horreur à venir. Reste la foi: sans elle, rien. Reste l'écriture, qui abolit le temps. Au jour le jour, des notations sur la genèse de l'oeuvre, la beauté de la terre (en Italie, en Autriche), la nostalgie de l'innocence, le paradis d'une cantate de Bach, la lecture de tel verset des Écritures pour résister au monde. La découverte inopinée d'un garçonnet abandonné dans une rue du Ve arrondissement de Paris n'a-t-elle pas autant d'importance que les chamailleries sanglantes qui divisent petites et grandes nations ? N'est-ce pas le symbole de notre millénaire finissant ? L'avenir n'est à personne. Mais à qui insulte l'amour, écrit Julien Green, il ne sera pas pardonné.

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  • EAN 9782213652528
  • Disponibilité Disponible
  • Nombre de pages 448 Pages
  • Action copier/coller Non
  • Action imprimer Non
  • Partage Dans le cadre de la copie privée
  • Nb Partage 6 appareils
  • Poids 1 034 Ko
  • Distributeur Numilog

Série : Non précisée

Julien Green

Né à Paris, le 6 septembre 1900. ÿParents américains établis en France depuis 1893. Fait ses études au lycée Janson de Sailly. ÿEn 1917 s'engage dans le Service des ambulances américaines, puis en 1918 est détaché dans l'artillerie française. Démobilisé en mars 1919. Se rend pour la première fois en Amérique en septembre 1919 et achève ses études universitaires à l'Université de Virginie, où il écrit son premier livre en anglais. ÿDe retour à Paris en 1922, commence à écrire en français et publie son premier ouvrage en 1924 (Pamphlet contre les catholiques de France) sous le pseudonyme Théophile Delaporte. A Baltimore et à New York en 1940. Mobilisé en 1942, est à l'OWI la Voix de l'Amérique. Obtient le Prix Harper pour Memories of happy days en 1942. Revient à Paris en 1945. En 1950, élu à l'Académie de Bavière, puis à celles de Mayence, de Mannheim et à l'Académie royale de Belgique. En 1951, obtient le prix littéraire Prince Pierre de Monaco pour l'ensemble de son oeuvre. En 1966, grand prix national des Lettres. En 1970, grand prix de Littérature de l'Académie française. Élu à l'Académie des États-Unis en 1972. Prix des universités alémaniques, 1973. Grand prix de littérature de Pologne, 1988. Prix Cavour, grand prix de littérature, 1991 (Italie). Prix du théâtre, Universités de Bologne et de Forli. ÿÉlu à l'Académie française, le 3 juin 1971, au fauteuil de François Mauriac et fut reçu le 16 novembre 1972 par Pierre Gaxotte. Il se déclare démissionnaire en 1996, mais son fauteuil ne sera remplacé qu'après son décès. ÿMort le 13 août 1998.

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