Un rituel annuel, les prix littéraires d'automne...

Et parmi eux, des ouvrages en phase avec notre actualité. Ainsi du Prix Goncourt Leurs enfants après eux, de Nicolas Mathieu, très beau et très lisible roman qui fait écho à cette déconstruction du lien social où s'empêtrent nos sociétés. Ainsi du Prix Femina Le Lambeau, de Philippe Lançon, ou la lente et difficile reconstruction, au propre et au figuré, d'un rescapé de l'attaque de Charlie Hebdo, un témoignage bouleversant.
Bouleversant, comme l'est aussi le Prix Décembre François, portrait d'un absent, de Michaël Ferrier, hommage entre France et Japon, à un ami disparu en mer avec sa fille.
Citons encore le Prix Médicis, souvent le plus littéraire des prix, et qui n'a pas manqué de l'être cette année en couronnant Idiotie, de Pierre Guyotat, un auteur qualifié de subversif, par les thèmes évoqués, et par son écriture charnelle et crue, une langue réinventée.
Citons aussi un livre que vous ne trouverez pas sur Librel, il n'existe pas sous format numérique, mais il se trouve chez tous nos bons libraires. Et il en vaut la peine. Le Sillon, de Valérie Manteau, paru chez un "petit" éditeur (Le Tripode) évoque la pérégrination de la narratrice à Istambul, sur les traces du journaliste turco-arménien Hrant Dink, assassiné en 2007. Encore une fois, un livre qui fait écho aux bruits du monde.
En prime, le Grand prix du roman de l'Académie française, et les romans étrangers couronnés par les différents jurys.

 
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